Contrat de location de site internet : comment il marche
Avant de signer, regardez qui encaisse les loyers, pendant combien de temps, et ce que vous récupérez à la fin. À Amiens, un contrat jugé en 2025 engageait un artisan à 170 € HT par mois pendant 48 mois, soit 8 160 € HT de loyers.
Avis Google
Ce que disent les clients
5 sur 5, 4 avis sur la fiche Google de Paulenza, la marque sous laquelle ces sites ont été livrés.
« J’ai fait appel à Paul pour le référencement naturel local de mon site internet. Il a tout de suite compris ce que je voulais et les premiers résultats sont arrivés en quelques semaines. Merci pour le travail efficace, une collaboration qui continue encore aujourd’hui. »
« La société Paulenza a créé notre site internet pour La Manufacture Française du Cuir. Paul est très professionnel, à l’écoute et réactif, nous le recommandons vivement. »
« Je recommande fortement de travailler avec Paul, il est très professionnel, réactif, surtout compétant. Il a su me créer un site web de très grande qualité et dans les temps ! C’est tellement rare de nos jours une personne comme Paul ! »
« Très professionnel »
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Un commercial vous propose un site internet sans rien avancer, contre un loyer fixe pendant quatre ans. Si le contrat parle de « loueur », de « locataire » et de « cessionnaire », c’est une location de site internet financée par un tiers, dite location financière ou leasing de site internet.
Je m’appuie sur deux décisions publiées et une réponse ministérielle, mais je ne suis pas juriste : seul un avocat peut relire votre contrat. Je vends mes sites sans bailleur, comptant ou en mensualités réglées à Rankenza.
Une location de site internet lie trois parties : le prestataire, le bailleur et vous
En 2019, un sénateur dénonçait un « contrat tripartite entre un client, un fournisseur et une société de financement ». Le ministère de l’Économie a répondu qu’il s’agit de louer un bien ou un service « sans option d’achat et pour une durée d’utilisation donnée (quarante-huit mois par exemple) », et cite la création de sites internet parmi les exemples.
Trois rôles apparaissent dans les documents :
- le prestataire crée, héberge et modifie le site ; le contrat l’appelle parfois « loueur » ;
- l’organisme de financement, bailleur ou « cessionnaire », reprend le contrat et encaisse les loyers ;
- vous, le locataire, payez un loyer fixe jusqu’au terme.
Le site dépend du prestataire, mais vous devez les loyers au bailleur : quand le site tombe, vous appelez l’un ; quand un prélèvement est rejeté, l’autre vous relance. Le ministère évoque des contrats signés « à l’issue d’une seule visite du commercial ». Ne signez pas pendant ce rendez-vous : demandez les conditions générales des deux sociétés et lisez-les après son départ.
Le contrat peut être cédé à un organisme de financement dès la signature
À Amiens, le locataire d’un contrat unique acceptait « dès aujourd’hui » son transfert à un cessionnaire, notifiable « par le libellé de la facture unique de loyers » : le nom du créancier peut n’apparaître que sur une facture. À Douai, deux contrats avaient été signés le même jour : l’un avec le prestataire pour créer le site, l’autre avec un bailleur pour la location.
Avant de signer, demandez par écrit :
- quel organisme recevra les loyers, et sous quel nom ;
- quel document déclenche le premier loyer : la signature, le procès-verbal de livraison ou la mise en ligne ;
- qui répond si le site tombe, et dans quel délai.
Une décision publiée détaille un contrat à 170 € HT par mois pendant 48 mois
Le tribunal de commerce d’Amiens a jugé, le 5 septembre 2025, un contrat de location de site internet signé le 7 juillet 2022 par un artisan : 170 € HT par mois (204 € TTC) pour une « durée irrévocable de 48 mois », soit 8 160 € HT de loyers.
Le locataire contestait la notification de la cession et la validité du contrat, et soutenait qu’aucun procès-verbal de livraison n’existait. Le tribunal a tout écarté et relevé un procès-verbal de livraison et de conformité signé sans réserve le 22 juillet 2022. Il l’a condamné à payer 10 771,20 €, soit 48 loyers TTC majorés de 10 %, en 23 mensualités de 150 € puis le solde.
Quelle durée d’engagement le contrat fixe-t-il, et peut-on la réduire ?
Les deux décisions portent sur 48 mois, la durée que le ministère prend en exemple. Sa réponse décrit un bailleur qui encaisse les loyers « jusqu’à expiration du contrat, sans possibilité pour le professionnel-locataire d’en interrompre le paiement ».
Tant que vous n’avez pas signé, vous gardez la main :
- Demandez par écrit une durée plus courte et le loyer correspondant.
- Demandez le prix comptant du même site : l’écart avec le total des loyers montre ce que vous payez pour l’étalement.
L’article L221-3 du code de la consommation étend certaines protections aux contrats conclus hors établissement entre professionnels, si l’objet du contrat sort de l’activité principale du professionnel sollicité et qu’il emploie cinq salariés au plus ; le ministère cite parmi elles le droit de rétractation de quatorze jours. Si vous signez dans vos locaux, demandez aussitôt à un avocat si ces règles s’appliquent à votre contrat et d’où part le délai (article L221-18).
La clause de cession autorise le prestataire à transférer le contrat au bailleur
Les conditions générales jugées à Amiens fonctionnent à sens unique : « Le présent contrat ne peut pas faire l’objet d’une cession par le locataire », alors que le loueur peut « céder les droits résultant du présent contrat au profit d’un cessionnaire ». Vous ne pouvez pas le transmettre, au repreneur de votre entreprise par exemple ; le loueur, lui, le transmet sans votre accord.
Le même contrat ajoute que « le locataire renonce à tout recours contre le cessionnaire quelle qu’en soit la nature ». Lue à la lettre, cette phrase vous empêche de reprocher un défaut du site à celui qui encaisse les loyers.
Faites donc préciser par écrit deux points : à qui le contrat peut être cédé, et qui héberge et maintient le site après la cession.
Une sortie anticipée peut entraîner le paiement de tous les loyers restants
La cour d’appel de Douai a statué le 28 mai 2026 sur une location financière liée à la création d’un site, à 350 € HT par mois pendant 48 mois. Le client, un commerçant, avait résilié le contrat du prestataire par une lettre reçue le 1er mars 2021, puis cessé de payer les loyers. En plus des loyers impayés, le bailleur réclamait une indemnité de résiliation égale aux 39 loyers à échoir, soit 13 650 €, et une clause pénale de 10 % de cette somme, soit 1 365 €.
En 2023, le tribunal de commerce de Valenciennes avait condamné le client à payer les 17 535 € demandés. Plus de cinq ans après la lettre, la cour a infirmé ce jugement et rejeté toute la demande : les deux contrats étaient interdépendants, et la location est devenue caduque quand le contrat de prestation a pris fin (article 1186 du code civil).
Amiens et Douai ont fini en sens opposé. Le pire cas se calcule donc avant de signer : loyers restants, plus la pénalité prévue. Si vous avez déjà signé, faites relire le contrat par un avocat avant d’écrire au bailleur.
Le site loué devient-il votre propriété à la fin du contrat ?
Pas par défaut. Selon la réponse ministérielle, la société de location financière « devient alors propriétaire du bien ou du service loué ». Dans le contrat d’Amiens, le loueur pouvait transférer « la propriété des équipements » au cessionnaire, et le tribunal a ordonné la restitution du « matériel objet du contrat », sous astreinte de 50 € par jour de retard.
Cherchez les clauses « propriété », « fin de contrat » et « restitution », puis vérifiez :
- qui détient le code, les textes et les photos de chantier que vous avez fournis ;
- au nom de qui le nom de domaine est déposé ;
- ce que vous récupérez à l’échéance : les fichiers, les accès, ou rien.
Chez Rankenza, l’article 8 des conditions générales de vente transfère la propriété du site au client à la mise en ligne, et le nom de domaine est déposé à votre nom.
Comparez le total des loyers avec l’achat du même site
Pour juger le prix d’une location de site internet, multipliez le loyer HT par le nombre de mois, ajoutez les frais prévus au contrat et comparez ce total à l’achat des mêmes pages, hébergement compris sur la même durée. La décision d’Amiens ne décrit pas le site ; à Douai, le loyer couvrait aussi maintenance téléphonique, sauvegarde quotidienne, statistiques et suivi trimestriel du référencement. Le tableau compare donc des totaux, pas des sites identiques.
| Contrat | Paiement | Total sur 48 mois |
|---|---|---|
| Location jugée à Amiens | 170 € HT × 48 mois | 8 160 € HT |
| Location jugée à Douai | 350 € HT × 48 mois | 16 800 € HT |
| Site 6 pages Rankenza, comptant | 2 900 € HT, puis 69 € HT par mois d’hébergement | 6 212 € HT |
Le Site 6 pages comprend le module de devis, la fiche Google et les pages légales. En mensualités de 166 € HT, hébergement compris, le total sur 48 mois est le même : l’étalement ne coûte rien de plus. Après 24 mois, vous gardez l’hébergement à 69 € HT par mois, résiliable avec 30 jours de préavis, ou vous partez avec les fichiers et le domaine. Si un client vous laisse 500 € de marge, une seule signature par mois venue du site couvre la mensualité, et il reste 334 €.
Le calcul des mensualités réglées directement au créateur du site a sa page, comme la comparaison abonnement, achat ou mensualités : le coût sur trois ans. Tous les montants sont dans les tarifs publics de Rankenza. Pour acheter votre site plutôt que le louer, choisissez votre offre, sans bailleur ni loyer.
Sources
- Sénat, question écrite n° 10398 et réponse du ministère de l’Économie publiée le 11/07/2019
- Tribunal de commerce d’Amiens, 5 septembre 2025, n° 2023J00136 (Doctrine)
- Cour d’appel de Douai, 28 mai 2026, RG n° 25/00952 (Doctrine)
- Code de la consommation, article L221-3 (Légifrance)
- Code de la consommation, article L221-18 (Légifrance)
Rentabilité
Combien vous rapporte un client ?
Votre site coûte 166 € par mois. Si un client vous laisse 500 € de marge, une seule signature par mois venant du site le rembourse, et il vous reste 334 €.
Ce calcul ne promet aucun client : il montre le seuil à partir duquel votre site est rentable. Comptez votre marge (ce qu’il reste une fois les achats et la main-d’œuvre payés), pas le montant du devis.
- Clients à signer pour payer le site
- Avec 1 client par mois venant du site
Questions
Questions fréquentes
Le commercial parle d’un site « offert » : qu’est-ce que cela veut dire ?
Peut-on demander à acheter le site plutôt que de le louer ?
Faut-il signer le procès-verbal de livraison dès la mise en ligne ?
Comment comptabiliser les loyers d’un site en location ?
Les loyers comprennent-ils l’hébergement et les modifications du site ?
Rankenza passe-t-elle par un organisme de financement pour ses mensualités ?
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Votre site comptant ou, dès 1 400 € HT, en 24 mensualités réglées directement à Rankenza, sans organisme de financement.
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du lundi au vendredi, de 9 h à 18 h