Un site internet de terrassement répond d’abord à la question qu’un maître d’œuvre se pose avant de vous inscrire sur sa liste de consultation : cette entreprise peut-elle tenir mon chantier ? Pour y répondre, je bâtis le site sur trois blocs : des références classées par ouvrage, un parc d’engins décrit fiche par fiche et les pièces qu’un acheteur public vous demandera de toute façon dans un dossier de candidature.
J’ai livré le site d’une entreprise de travaux publics. La structure ci-dessous vaut pour le terrassement, les VRD, la démolition et l’assainissement, partout en France, et complète la page générale sur les sites pour entreprises du bâtiment et des TP.
Pour une entreprise de TP, je propose le Site 6 pages, avec le module de demande de devis, votre fiche Google et les pages légales : 166 € HT par mois pendant 24 mois, hébergement et maintenance compris, ou 2 900 € HT comptant. Le détail de l’offre et de ses conditions se trouve sur la page des tarifs.
Vous avez déjà un site ? La reprise de vos anciens contenus coûte 250 € HT, la migration SEO (390 € HT) ne sert que si votre site reçoit déjà des visites depuis Google, et vous pouvez demander l’audit gratuit de votre site actuel, remis par écrit sous une semaine.
Un site internet de terrassement s’adresse d’abord aux collectivités et aux professionnels
Quatre familles d’acheteurs lisent le site d’un terrassier, et chacune y cherche autre chose.
- Les collectivités (communes, intercommunalités, syndicats d’eau ou d’assainissement) : elles passent des marchés de voirie et de réseaux, et regardent vos références, vos moyens et vos qualifications.
- Les maîtres d’œuvre et bureaux d’études VRD : ils préparent la liste des entreprises consultées et veulent savoir quels lots vous prenez, jusqu’à quelle taille, avec quel matériel.
- Les promoteurs, aménageurs, lotisseurs, entreprises générales et constructeurs de maisons : ils cherchent un terrassier fiable pour leurs fouilles, plateformes, voiries de lotissement et raccordements, souvent en sous-traitance.
- Les particuliers, pour deux besoins précis : la viabilisation d’un terrain à bâtir (accès, tranchées et raccordements aux réseaux) et l’assainissement non collectif. Ils veulent comprendre les étapes.
Le site sépare ces lectures. L’accueil oriente vers les prestations par type d’ouvrage, les professionnels trouvent en deux clics références, parc et pièces administratives, et les particuliers lisent la viabilisation et l’assainissement non collectif expliqués étape par étape, sans sigles.
La zone d’intervention s’écrit en kilomètres autour de votre dépôt, avec les départements couverts, plutôt qu’en une page par commune : le transport des engins fixe de toute façon votre rayon d’action, et « à moins de 80 km de notre dépôt » parle mieux à un maître d’œuvre qu’une liste de villes.
Pour savoir où chercher ces marchés, lisez le guide pour trouver des chantiers de terrassement et de VRD.
Un acheteur parcourt rarement une galerie « nos réalisations » de bout en bout : il cherche un chantier qui ressemble au sien. Je classe donc les références par type d’ouvrage : voirie et aménagement de surface, réseaux (eaux usées, eaux pluviales, adduction d’eau, fourreaux), plateformes et fouilles de bâtiment, démolition, assainissement. Chaque fiche suit la même trame :
- le type d’ouvrage et le donneur d’ordres, décrit sans nom tant qu’il n’a pas donné son accord (« une commune », « un promoteur ») ;
- l’année et la durée du chantier ;
- les quantités qui parlent au métier : mètres linéaires de réseau, surface de voirie, volume de déblais ;
- les contraintes rencontrées : circulation maintenue, réseaux existants, terrain en pente, venues d’eau, accès étroit ;
- les engins mobilisés, reliés à leur fiche ;
- trois à six photos, dans l’ordre du chantier.
En VRD, les photos des phases cachées pèsent plus que celles de l’ouvrage fini. Une tranchée ouverte avec son blindage, le lit de pose et la canalisation avant enrobage montre un savoir-faire que personne ne verra plus une fois l’enrobé posé. Les photos sont publiées avec l’accord écrit du maître d’ouvrage et des personnes reconnaissables.
Le parc d’engins se présente en fiches, avec tonnage et accessoires
Le matériel est un argument qu’un donneur d’ordres peut vérifier avant de vous appeler. Une ligne « pelles, chargeuses, camions » ne renseigne personne ; une fiche par engin ou par catégorie contient :
- la catégorie : mini-pelle, pelle sur pneus, pelle sur chenilles, chargeuse, compacteur, tombereau, camion benne 6x4 ou 8x4, porte-engins ;
- la classe de poids en tonnes, qui décide de l’accès au chantier et du transport ;
- les accessoires : godets de curage et de tranchée, brise-roche hydraulique, pince de tri, godet cribleur, attache rapide, tiltrotateur ;
- le guidage d’engin si vous en êtes équipé, et ce qu’il change pour le réglage des plateformes ;
- une photo de l’engin au travail, sur l’un de vos chantiers.
Un maître d’œuvre y voit avant de vous consulter si vous pouvez entrer dans une cour étroite avec une mini-pelle de 2,5 tonnes, évacuer vos déblais avec vos propres camions et compacter par couches.
Si vous louez aussi vos engins avec chauffeur, cette activité suit la logique de catalogue du site d’un loueur d’engins TP.
Les fiches servent enfin à recruter : un conducteur d’engins regarde le matériel avant de postuler, et une page recrutement pour conducteurs d’engins s’appuie sur elles.
Ce qu’un acheteur public peut vous demander, votre site peut déjà le montrer
L’arrêté du 22 mars 2019 fixe la liste des documents qu’un acheteur public peut demander aux candidats. Plusieurs concernent directement une entreprise de terrassement :
- la preuve d’une assurance des risques professionnels pertinents ;
- la liste des travaux exécutés au cours des cinq dernières années, assortie d’attestations de bonne exécution ;
- les certificats de qualification professionnelle établis par des organismes indépendants, l’acheteur devant accepter tout moyen de preuve équivalent ;
- les effectifs, l’outillage et le matériel, ainsi que les mesures de gestion environnementale.
Le site ne remplace aucune de ces pièces dans un dossier de candidature. Il donne en revanche à l’acheteur, avant même la consultation, une idée de la taille des marchés que vous pouvez tenir.
La page « Entreprise » rassemble ces éléments en un seul endroit :
- l’effectif par fonction : conducteurs de travaux, chefs d’équipe, conducteurs d’engins, chauffeurs ;
- le parc, qui renvoie aux fiches engins ;
- les qualifications, avec l’organisme, l’intitulé exact et la date de validité ;
- les assurances, activité par activité ;
- vos mesures environnementales, si vous en avez : tri des déchets de démolition, valorisation des terres et des enrobés, entretien du matériel.
La liste des références sur cinq ans se tient à jour si chaque fiche est datée, et une attestation de bonne exécution peut y être signalée avec l’accord du maître d’ouvrage qui l’a signée.
Démolition et assainissement ont chacun leur page de prestation
Ces deux activités n’ont pas les lecteurs de vos marchés de voirie : un particulier qui cherche une microstation ne doit pas avoir à parcourir vos références de réseaux pour trouver sa réponse.
La page démolition
Elle s’adresse aux promoteurs qui libèrent un terrain, aux collectivités qui démolissent un bâtiment public et aux particuliers qui veulent abattre un garage ou une grange. Elle décrit vos types d’intervention (démolition mécanique, déconstruction sélective, curage intérieur, démolition de dalles et de fondations), les outils montés sur vos pelles (pince de démolition, cisaille, brise-roche), le tri et l’évacuation des matériaux et ce que vous confiez à un spécialiste, le désamiantage par exemple. Les photos avant et après, prises du même point, montrent le terrain rendu libre.
La page assainissement
Elle a deux publics. Pour les collectivités, les syndicats et les aménageurs, elle présente les réseaux d’eaux usées et d’eaux pluviales, les branchements et les postes de relevage si vous les posez. Pour les particuliers, elle traite l’assainissement non collectif : fosse toutes eaux, filtre à sable, microstation, épandage. Ce lecteur veut l’ordre des étapes : étude de sol, choix de la filière, échanges avec le SPANC, travaux, réception. Je l’écris en étapes numérotées, avec ce que le particulier doit fournir à chacune.
Les questions à poser dans le formulaire, différentes pour un raccordement et pour une démolition, sont détaillées dans le guide des champs d’un formulaire de devis de terrassement.
Ouvrages de VRD hors décennale : quelle assurance l’acheteur public vérifie-t-il ?
Afficher « assurance décennale » sur un site de TP peut laisser croire qu’elle couvre tous les travaux de l’entreprise. L’article L243-1-1 du code des assurances exclut pourtant de l’obligation d’assurance de nombreux ouvrages de génie civil, dont la voirie, les réseaux divers, les ouvrages d’infrastructure routière et les ouvrages de traitement des déchets et des effluents. L’exclusion ne joue pas lorsque ces ouvrages sont l’accessoire d’un ouvrage lui-même soumis à l’obligation. Une entreprise de VRD peut donc avoir des chantiers soumis à l’obligation et d’autres qui ne le sont pas, selon la nature de chaque ouvrage : c’est un point à revoir avec votre assureur.
Parmi les documents que l’arrêté du 22 mars 2019 autorise l’acheteur à demander figure la « preuve d’une assurance des risques professionnels pertinents ». Pour un marché de voirie ou de réseaux, préparez donc l’attestation du contrat qui couvre ces travaux-là ; votre assureur vous dira lequel.
Sur le site, la page Entreprise dit précisément quelles activités sont couvertes, par quel contrat et chez quel assureur. Une mention vague comme « entreprise assurée en décennale » peut être jugée trompeuse si elle laisse croire que tous vos ouvrages sont couverts. Les règles sur les pratiques commerciales trompeuses valent aussi entre professionnels (art. L121-5 du code de la consommation).
Pour une activité soumise à la décennale, l’attestation est jointe aux devis et aux factures (art. L243-2 du code des assurances), et aucun texte ne l’impose en ligne : les autres règles, jusqu’aux logos de qualification, sont réunies sur la page pour afficher décennale et qualifications sur votre site.
Qu’ai-je appris en livrant le site d’une entreprise de travaux publics ?
Un dirigeant de TP est le plus souvent sur ses chantiers. Je travaille donc par entretiens téléphoniques courts, puis j’écris chaque page moi-même et la lui envoie à relire.
Dans une entreprise de TP, les éléments du site existent, mais ils sont dispersés. La liste des chantiers se reconstitue à partir des devis signés et des factures. La liste des engins se trouve dans le suivi du parc ou les contrats d’assurance. Les photos sont dans les téléphones des chefs d’équipe. Je demande ces trois sources dès le premier appel.
Le vocabulaire compte plus que la mise en page. Un maître d’œuvre lit « couche de forme », « portance », « réseaux EU et EP », « fourreaux » ; je reprends les termes que le dirigeant emploie au téléphone plutôt que des formules de plaquette.
Les attestations d’assurance et les certificats de qualification ont une date de fin, affichée sur la page Entreprise. Remplacer le document à l’échéance et ajouter une référence par trimestre, avec ses photos, entrent dans les 1 h de modifications par mois comprises dans la maintenance.
Faites le calcul avec votre propre marge : si un chantier de terrassement vous laisse 1 500 € de marge, un seul chantier signé grâce au site paie neuf mois du Site 6 pages à 166 € HT par mois. Avec 500 € de marge, il en paie trois.
Si votre entreprise fait du terrassement, des VRD, de la démolition ou de l’assainissement, vous pouvez démarrer votre site de terrassement, après un premier appel sur vos ouvrages et votre parc.