Je crée des sites internet pour les ateliers d’usinage et de mécanique de précision, partout en France, depuis Rouen, et j’ai livré celui d’un atelier de mécanique. Sur chaque page, je remplace les adjectifs par ce qu’un ingénieur vérifie avant de vous consulter : une course, une nuance, une tolérance, une quantité par lot. La structure commune à l’industrie figure sur la page pour créer le site d’une PME industrielle.
Pour un atelier d’usinage, je propose le Site 6 pages, avec le module de demande de devis et votre fiche Google : 166 € HT par mois, hébergement et maintenance compris, ou 2 900 € HT comptant. Voyez le prix d’un site d’atelier et ses conditions.
Vous avez déjà un site ? La reprise de vos contenus coûte 250 € HT, et la migration SEO (390 € HT) ne sert que si votre site reçoit déjà des visites depuis Google ; pour savoir quoi garder, demandez l’audit gratuit du site de votre atelier, remis par écrit sous une semaine.
Un site internet d’usinage montre d’abord vos capacités machines
L’ingénieur part de la géométrie de sa pièce, qui le renvoie à un procédé :
- une pièce prismatique, un carter, une platine : le fraisage, en 3 ou 5 axes ;
- une pièce de révolution, un axe, une bague : le tournage, en reprise ou sur barre ;
- un acier trempé, un angle vif intérieur, une découpe fine : l’électro-érosion à fil ou par enfonçage ;
- une portée cylindrique ou une face plane tenue à quelques microns : la rectification.
Le site suit donc vos procédés : une page par procédé présent dans votre parc, avec ses capacités, ses matières et ses quantités, puis une page parc, contrôle et qualité ; les secteurs servis tiennent sur l’accueil. L’accueil résume chaque procédé en une ligne chiffrée, du type « tournage CN jusqu’à Ø 300 mm, passage de barre Ø 65 mm ».
Les secteurs se citent sans nommer les donneurs d’ordre (aéronautique, médical, ferroviaire, énergie, machine spéciale), chacun avec une pièce type : « bride en 42CrMo4 traité, lots de 50 pièces ».
Ces acheteurs ne viennent pas tous de Google : référencement fournisseur, salons et prospection directe sont comparés dans le guide des méthodes pour décrocher des consultations.
Le parc machines se présente par capacité, pas par marque
La marque d’un centre d’usinage parle à un autre usineur ; l’ingénieur veut savoir si sa pièce entre dans la machine. Je regroupe donc le parc par famille, avec les capacités qui décident de la faisabilité, la marque venant en seconde ligne.
| Famille de machines | Capacités à écrire |
|---|
| Centre d’usinage 3 axes | courses X, Y, Z ; dimensions et charge admissible de la table ; cône et vitesse de broche |
| Centre d’usinage 5 axes | courses, diamètre et hauteur de pièce admissibles ; 5 axes continus ou positionnés |
| Tour à commande numérique | diamètre admissible, longueur entre pointes, passage de barre, outils motorisés, contre-broche |
| Tour à poupée mobile | diamètre de barre maximal, longueur de pièce, nombre d’outils |
| Électro-érosion à fil ou par enfonçage | courses, hauteur de pièce maximale, conicité de coupe |
| Rectifieuse plane ou cylindrique | longueur, largeur ou diamètre rectifiables |
Le contrôle fait partie du parc : machine à mesurer tridimensionnelle avec son volume de mesure, colonne de mesure, rugosimètre, et surtout le document remis avec les pièces (rapport de contrôle, relevé dimensionnel, certificat matière de type 3.1 selon la norme EN 10204).
Si votre atelier fait aussi de la découpe, du pliage ou de la soudure, ces activités suivent la logique décrite pour la chaudronnerie et tôlerie, métiers voisins.
Matières, dimensions maximales et tolérances s’écrivent en chiffres
« Toutes matières » et « haute précision » n’apprennent rien à un ingénieur : il cherche une nuance, une enveloppe de pièce et une tolérance.
Les matières, par famille et par nuance
- aciers de construction et aciers traités : S235, C45, 42CrMo4 ;
- aciers inoxydables : 304L, 316L ;
- aluminiums : 2017, 5083, 6061, 7075 ;
- cuivreux et titane : laiton, cuivre, bronze, titane ;
- plastiques techniques : POM, polyamide, PEEK, PTFE.
Séparez les nuances usinées chaque semaine de celles acceptées sur étude, et dites si vous approvisionnez la matière ou travaillez sur matière fournie.
Les dimensions maximales
L’acheteur cherche l’enveloppe de la plus grande pièce acceptée, procédé par procédé : « fraisage : jusqu’à L × l × h mm et X kg », « tournage : Ø et longueur maximaux ». Le bridage et l’encombrement des outils réduisent la pièce réellement usinable : j’écris la valeur que vous acceptez au devis, pas la course.
Les tolérances et les états de surface
Beaucoup de plans renvoient à une tolérance générale, souvent selon la norme ISO 2768 (classe f ou m), et ne serrent que quelques cotes critiques. Indiquez la tolérance standard et la plus serrée que vous tenez en série, sur quel type de cote et avec quel contrôle, puis l’état de surface en Ra : une valeur tenue en production, pas le meilleur résultat obtenu une fois.
Prototype, petite série, grande série : dites lesquelles vous acceptez
Un bureau d’études qui cherche cinq prototypes et un acheteur de série renouvelable ne consultent pas le même atelier. Le site dit ce que vous prenez :
- pièce unitaire et prototype, y compris sur plan provisoire, avec le délai habituel ;
- présérie et petite série, avec les quantités par lot ;
- série renouvelable : commandes ouvertes, appels de livraison ;
- reproduction de pièce pour la maintenance, d’après échantillon ou plan ancien ;
- reprise d’usinage de bruts de fonderie ou de forge, montage de sous-ensembles.
Écrivez aussi ce que vous ne prenez pas : minimum de commande, taille de série maximale, procédé absent du parc. Le responsable maintenance dont la ligne est arrêtée sait alors s’il peut vous appeler.
Le site se compare à votre marge, pas au montant de la commande : si une petite série vous laisse 500 € de marge, une seule commande par mois venue du site couvre les 166 € HT du Site 6 pages, et il reste 334 €. Si une série renouvelable vous laisse 1 500 €, une seule commande paie neuf mois de site. Ces montants sont des hypothèses, à remplacer par vos propres marges.
Procédé, matière et série sont aussi les mots qu’un ingénieur tape dans Google : voyez comment faire trouver ses capacités sur Google.
Le module de demande de devis est inclus dans le Site 6 pages ; ajouté au Site 1 page, il est facturé 490 € HT. Pour un atelier d’usinage, j’adapte ses champs :
- société, nom, fonction, e-mail et téléphone ;
- procédé envisagé, ou « à définir » ;
- matière et nuance, fournie ou à approvisionner ;
- quantité par lot et récurrence : commande unique ou renouvelable ;
- traitements et finitions demandés ;
- délai souhaité et code postal de livraison ;
- lien vers les plans et les fichiers 3D ;
- description libre : cotes critiques, contrôle attendu, certificat matière.
La demande arrive par e-mail, les fichiers par un lien WeTransfer, Google Drive ou la plateforme d’échange imposée par le client. Le STEP (.stp ou .step) donne la géométrie 3D, le DXF le contour 2D utile à l’électro-érosion à fil, le plan PDF coté les tolérances que le fichier 3D ne porte pas toujours : le formulaire demande les deux. Le dépôt direct de fichiers est chiffré à part.
Je n’écris pas sur votre site que les plans reçus restent confidentiels sans une clause rédigée par vous ou votre conseil : une promesse affichée doit pouvoir être tenue. Si vous signez déjà des accords de confidentialité, la page propose d’en signer un avant l’envoi.
Sous le formulaire, une mention recommandée par la CNIL dit qui reçoit les données, pourquoi, combien de temps et comment exercer ses droits ; pour un prospect, elle retient trois ans après la collecte ou son dernier contact.
Les certifications qualité s’affichent avec leur périmètre et leur date de validité
Un logo ISO 9001 en pied de page ne suffit pas au responsable qualité. La rubrique qualité donne, pour chaque certificat :
- la norme et sa version : ISO 9001, EN 9100 pour l’aéronautique, ISO 13485 pour les dispositifs médicaux, IATF 16949 pour l’automobile, ISO 14001 pour l’environnement ;
- le domaine d’application recopié du certificat, mot pour mot ;
- le ou les sites couverts ;
- l’organisme certificateur, le numéro et la date de fin de validité ;
- le certificat en PDF, téléchargeable.
Le périmètre compte : un certificat qui couvre l’usinage sur un site ne couvre pas forcément l’assemblage ou un second atelier. Une certification en préparation s’écrit en toutes lettres, sans logo. Un logo expiré disparaît le jour de l’expiration.
Afficher un certificat sans l’autorisation nécessaire est une pratique commerciale réputée trompeuse (code de la consommation, art. L121-4, 2°), y compris envers des professionnels (art. L121-5) ; en ligne, la peine atteint cinq ans d’emprisonnement et 750 000 € d’amende (art. L132-2). Une homologation chez un client se mentionne sans le nommer, tant qu’il n’a pas donné son accord.
Quelles questions d’acheteurs ont guidé le site livré à un atelier de mécanique ?
J’ai listé les questions qu’un acheteur se pose avant de consulter cet atelier, et confié chacune à une page :
- « Ma pièce entre-t-elle dans vos machines ? » : le parc, avec courses et diamètres ;
- « Usinez-vous cette matière ? » : les nuances, sur chaque page de procédé ;
- « Tenez-vous cette tolérance, et comment la contrôlez-vous ? » : la section contrôle ;
- « Prenez-vous dix pièces ? » : les quantités acceptées ;
- « Êtes-vous certifié, et pour quelle activité ? » : la page qualité ;
- « Comment vous envoyer mes plans ? » : le formulaire et son lien d’envoi.
Je travaille par entretiens téléphoniques courts avec le dirigeant, puis j’écris chaque page et la lui envoie à relire. La liste des machines se reconstitue à partir des contrats de maintenance ou des immobilisations, et les capacités se vérifient sur les fiches constructeur. Le texte garde le vocabulaire de l’atelier : reprise, prise de pièce, bridage, cote critique, première pièce.
Après un premier appel sur votre parc et vos pièces, vous pouvez démarrer le site de votre atelier.