Je crée le site internet d’une chaudronnerie à partir de son parc machines et de ses certificats : une page par procédé vendu. La même structure sert aux tôleries, aux métalleries et aux fonderies. Elle suit la logique du site web industriel orienté demandes de devis : l’acheteur vérifie une capacité avant d’écrire.
Pour une chaudronnerie, je propose le Site 6 pages, avec le module de demande de devis, la création de votre fiche Google et les pages légales : 166 € HT par mois, hébergement et maintenance compris, ou 2 900 € HT au comptant. Le coût du site d’une chaudronnerie et ses conditions sont détaillés sur la page des tarifs.
Vous avez déjà un site ? La reprise de vos anciens contenus est facturée 250 € HT, et la migration SEO, à 390 € HT, ne sert que si votre site reçoit déjà des visites depuis Google. Vous pouvez aussi demander l’audit gratuit du site actuel de votre atelier, remis par écrit sous une semaine.
Épaisseurs, dimensions et capacité de levage font le tri entre les demandes
Dans un atelier d’usinage, l’acheteur regarde des tolérances au centième. Dans une chaudronnerie, il regarde d’abord si sa pièce entre dans l’atelier, passe sous le pont roulant et ressort par la porte. Chaque page de procédé affiche donc ses limites en chiffres :
- découpe : procédé (laser, plasma, oxycoupage, jet d’eau), épaisseur maximale par matière (acier, inox, aluminium), format de tôle ;
- pliage : longueur pliable, force de la presse plieuse en tonnes, épaisseur maximale sur cette longueur ;
- roulage et cintrage : largeur de la rouleuse, épaisseur roulable, diamètre minimal, profilés cintrés ;
- soudure : procédés, matières soudées, dimensions et poids du plus grand ensemble réalisé ;
- atelier : surface, hauteur sous crochet, capacité des ponts roulants, dimensions de la porte.
Une ligne comme « pliage jusqu’à 4 m, presse de 200 tonnes » renseigne un acheteur en quelques secondes ; une valeur arrondie à la hausse attire des demandes que vous refuserez. Au-delà de vos limites, le site dit ce que vous faites quand même : ensemble livré en tronçons et assemblé sur site, forte épaisseur confiée à un confrère, transport en convoi exceptionnel.
Les champs du formulaire de devis et l’envoi des plans sont traités pour les ateliers d’usinage à commande numérique ; ils valent aussi pour une chaudronnerie.
Combien de pages de procédé prévoir sur le site internet d’une chaudronnerie ?
Une page par procédé que vous vendez à part, pas davantage. L’acheteur qui cherche « roulage tôle forte épaisseur » doit arriver sur une page de roulage. Pour une chaudronnerie industrielle, les six pages du pack se répartissent souvent ainsi :
- accueil, qui oriente vers les procédés et, si vous faites les deux, vers l’industrie ou le bâtiment ;
- découpe, pliage et formage ;
- roulage et cintrage ;
- soudure et ensembles mécano-soudés ;
- seconde activité : métallerie du bâtiment, tuyauterie industrielle ou fonderie ;
- atelier et entreprise : machines, levage, qualifications, effectif.
Les réalisations, classées par type de pièce, illustrent chaque page de procédé. Un procédé occasionnel rejoint la page voisine : un roulage ponctuel tient en une section de la page pliage. À l’inverse, la découpe laser vendue à d’autres ateliers répond à des recherches distinctes et mérite sa page. Chaque page précise les traitements de surface (galvanisation, thermolaquage, peinture) faits chez vous ou en sous-traitance.
Un bureau d’études intégré prend un paragraphe sur la page atelier : logiciel de CAO, développés de tôlerie, plans d’exécution. S’il vend de la conception à des clients extérieurs, il relève plutôt d’un site pensé pour les bureaux d’études qui conçoivent les ensembles.
Les qualifications de soudage et le marquage CE se citent avec précision
« Soudeurs qualifiés » ou « entreprise certifiée » ne disent rien à un service qualité. Il veut savoir quoi, selon quelle norme, délivré par qui et jusqu’à quand. La page atelier présente chaque qualification ainsi :
- qualifications de soudeurs selon NF EN ISO 9606-1 pour les aciers : procédé avec son numéro (135 pour le MAG, 141 pour le TIG, 111 pour l’électrode enrobée), matières, positions, plage d’épaisseurs, date de validité ;
- modes opératoires qualifiés (QMOS selon NF EN ISO 15614-1) : les couples matière et épaisseur couverts, sans publier les documents ;
- ISO 3834 avec sa partie : 3834-2 pour les exigences de qualité complètes, 3834-3 pour les normales, 3834-4 pour les élémentaires ;
- marquage CE des structures en acier ou en aluminium si vous le pratiquez : norme NF EN 1090-1, classe d’exécution certifiée (de EXC1 à EXC4), organisme et numéro de certificat ;
- ISO 9001 : le périmètre écrit sur le certificat et sa date de validité.
« Certifié CE » laisse l’acheteur deviner ; « NF EN 1090-1, EXC2 » lui répond. Je recopie l’intitulé mot pour mot depuis le certificat ; un doute sur sa portée se lève auprès de l’organisme qui l’a délivré.
Afficher un certificat sans avoir obtenu l’autorisation nécessaire est une pratique commerciale réputée trompeuse (art. L121-4 du code de la consommation), y compris quand elle vise des professionnels (art. L121-5). Un certificat expiré quitte donc le site à son échéance ; la mise à jour après renouvellement entre dans l’heure de modifications par mois comprise dans la maintenance.
Métallerie du bâtiment et chaudronnerie industrielle demandent deux parcours
Un acheteur industriel et un architecte ne lisent pas la même page. Le premier cherche une capacité (cuves, trémies, capotages, gaines, châssis, bâtis mécano-soudés, à l’unité ou en série) et des secteurs servis, décrits sans nommer vos donneurs d’ordres.
Le second, comme le maître d’œuvre ou le particulier, cherche un ouvrage : garde-corps, escalier droit ou hélicoïdal, passerelle, mezzanine, verrière, portail. Il veut le voir posé, connaître les finitions (brut, galvanisé, thermolaqué dans une teinte RAL) et savoir si vous posez, et dans quel rayon.
Le site sépare ces deux lectures dès l’accueil, et le formulaire commence par cette question : pièce industrielle ou ouvrage de bâtiment ? Pour le particulier, la page métallerie décrit les étapes : prise de cotes sur place, plan soumis à validation, fabrication, finition, pose.
Si votre métallerie relève de l’assurance décennale, l’attestation est jointe à vos devis et factures (art. L243-2 du code des assurances) ; aucun texte n’impose de la mettre en ligne. Si vous vendez à des particuliers, les coordonnées de votre médiateur de la consommation s’inscrivent de façon visible et lisible, notamment sur le site (art. L616-1 du code de la consommation).
Une fonderie présente ses alliages, ses procédés de moulage et ses tailles de série
La création d’un site internet pour une fonderie suit une autre logique : l’acheteur commande une pièce coulée et trie sur d’autres critères, que le site donne page par page :
- alliages coulés : fonte grise, fonte à graphite sphéroïdal, acier moulé, aluminium, bronze, laiton ;
- procédés de moulage : sable à vert, sable à prise chimique, coquille par gravité, sous pression, cire perdue ;
- modèles : qui les fabrique (vous, un modeleur, l’impression 3D), qui les conserve, à qui ils appartiennent ;
- poids des pièces, minimum et maximum, et tailles de série, du prototype à la grande série ;
- opérations après coulée : ébarbage, traitement thermique, usinage de reprise, contrôles (analyse de composition, ressuage, radiographie), chez vous ou en sous-traitance.
Une fonderie qui vend aussi ses pièces sur catalogue, fonte de voirie ou contrepoids par exemple, les présente comme le site d’un fabricant avec catalogue, à côté de ses pages de sous-traitance.
Les photos d’atelier montrent ce qu’une liste de machines ne dit pas
Une liste de machines dit ce que vous possédez, une photo ce que vous en faites : une virole qui sort de la rouleuse, un cordon régulier sur un piquage, un bâti sous le pont roulant avec un compagnon à côté pour l’échelle. Voici les prises de vue que je vous demande :
- l’atelier vu d’en haut, depuis une passerelle ou une mezzanine ;
- chaque machine au travail, puis les étapes d’une même pièce : découpe, pliage, pointage, soudure, finition ;
- la plus grande pièce de l’année, au chargement ;
- en métallerie, l’ouvrage photographié du même point avant et après la pose.
Une pièce fabriquée sur le plan d’un client ne se publie qu’avec son accord, après relecture des clauses de confidentialité de vos commandes. Les salariés reconnaissables donnent leur autorisation, de préférence écrite, comme le recommande la CNIL.
Le prix du site se compare à la marge d’une commande, pas à son montant. Si une série de capotages ou un escalier posé vous laisse 1 500 € de marge, cette seule commande paie neuf mois de Site 6 pages à 166 € HT. Avec 500 € de marge, il suffit d’une commande par mois venue du site pour le rembourser, et il reste 334 €. Ces marges sont des hypothèses : refaites le calcul avec celles de votre atelier.
Tout part d’un premier appel sur vos procédés, vos capacités et vos certificats : vous pouvez démarrer votre site de chaudronnerie.