Une menuiserie vend un ouvrage qu’elle fabrique dans son atelier, puis qu’elle pose chez le client. Celui qui commande un escalier en chêne veut voir où et comment il sera fait ; celui qui remplace ses fenêtres compare des poseurs ; l’agenceur, l’architecte d’intérieur ou le constructeur de maisons cherche une entreprise capable de tenir un lot de fabrication. Pour la création du site internet d’un menuisier, d’un agenceur ou d’un charpentier, je donne à chacun de ces clients son bloc sur la page d’accueil ; s’il lui faut une page entière, pour l’atelier ou la charpente par exemple, le site passe à plusieurs pages. Ce qui vaut pour tous les métiers est réuni dans la méthode générale pour un site d’artisan du bâtiment.
Le Site 1 page d’une menuiserie revient à 116 € HT par mois, ou 1 410 € HT comptant ; le détail des formules et de leurs conditions se lit sur la page des tarifs.
Vous avez déjà un site ? La reprise de vos textes et de vos photos coûte 250 € HT, la migration SEO 390 € HT si votre site reçoit déjà des visites depuis Google, et un audit gratuit du site de votre menuiserie vous dit sous une semaine s’il vaut mieux l’adapter ou le refaire.
Le mot « menuisier » recouvre deux métiers que vos clients distinguent très bien. Le fabricant débite, usine, assemble et finit ses ouvrages dans son atelier. Le poseur installe des menuiseries achetées à un industriel, et son savoir-faire tient dans la pose : calage, fixation, étanchéité, réglages. Beaucoup d’entreprises font les deux : escaliers et placards fabriqués sur place, fenêtres PVC ou aluminium achetées puis posées.
En haut de l’accueil, « Escaliers et agencements fabriqués dans notre atelier ; pose de fenêtres PVC et aluminium » renseigne le client en une ligne ; « votre artisan menuisier de confiance » ne lui apprend rien. Écrire « fabrication artisanale » sur des fenêtres sorties d’usine le trompe, et il s’en aperçoit à la livraison.
Sur la page unique du Site 1 page, voici les blocs que je propose à une menuiserie qui fabrique et pose :
- le haut de page, avec cette première ligne, trois réalisations récentes et le téléphone cliquable ;
- les menuiseries extérieures : fenêtres, portes d’entrée, volets, baies ;
- l’intérieur : escaliers, agencements, portes et placards ;
- les réalisations, classées par ouvrage ;
- l’entreprise et le contact, avec l’adresse de l’atelier et votre zone de pose.
Un poseur qui ne fabrique pas remplace le bloc intérieur par un bloc sur la pose : dépose totale ou pose en rénovation sur le dormant existant, reprise des tableaux et des finitions. Pour démarrer le site de votre menuiserie, dites-moi ce que vous fabriquez, ce que vous posez et pour qui : le plan du site en découle.
Avant de choisir, faites un calcul : combien vous laisse un client ? Admettons qu’une pose de fenêtres chez un particulier vous laisse 500 € de marge : ce seul chantier venu du site paie 4,3 mois du Site 1 page, à 116 € HT par mois. Si un escalier en chêne vous en laisse 1 500 €, il en paie près de treize. Dans le premier cas, il suffit qu’une commande tous les quatre mois vienne du site pour qu’il soit payé.
Les réalisations se rangent par ouvrage : escalier, agencement, fenêtres, charpente
Le client qui cherche un escalier ne veut pas faire défiler vos fenêtres. Je classe donc les réalisations par ouvrage, puis par matériau :
- escaliers : droit, quart tournant, balancé ou hélicoïdal ; essence, limons, marches, garde-corps ;
- agencement : cuisines, dressings, bibliothèques, bureaux, commerces ; panneaux, placages, laque ou bois massif ;
- menuiseries extérieures : fenêtres, portes d’entrée, volets, baies coulissantes ; bois, PVC, aluminium ou mixte ;
- charpente et ossature : charpente traditionnelle, extension ou surélévation bois, carport, préau.
Chaque réalisation devient une courte fiche : l’ouvrage, l’essence ou le matériau, les dimensions utiles, la commune (jamais l’adresse), la part fabriquée dans votre atelier et la contrainte du chantier. Une trémie existante à respecter, des murs hors d’équerre, un accès étroit pour monter les éléments : ces lignes montrent que l’ouvrage est le vôtre, et elles disent à Google ce que vous fabriquez réellement.
Je ne publie que vos réalisations réelles. Une catégorie sans photo reste masquée jusqu’à ce que vous ayez de quoi la remplir, et chaque chantier chez un particulier attend son accord écrit.
Montrer l’atelier et les machines prouve que vous fabriquez vous-même
Une photo d’escalier posé ne dit pas qui l’a fabriqué. Une photo du même limon tracé sur l’établi, puis usiné, le dit. Je vous demande une série par ouvrage, prise au téléphone :
- le bois brut ou les panneaux à l’arrivée, avec l’essence ;
- le débit et l’usinage sur vos machines ;
- l’assemblage à l’établi ;
- la finition : huile, vernis, lasure ou laque ;
- l’ouvrage posé chez le client.
La page atelier, ou le bloc atelier de l’accueil, liste vos machines réelles : scie à format, dégauchisseuse-raboteuse, toupie, mortaiseuse, centre d’usinage à commande numérique si vous en avez un. Elle dit aussi ce que vous confiez à d’autres, le laquage ou le vitrage par exemple, pour qu’aucun client ne l’apprenne après la signature.
Vos compagnons apparaissent sur ces photos : la CNIL rappelle que l’employeur doit obtenir l’autorisation de chaque salarié reconnaissable, de préférence écrite.
Bois, PVC ou aluminium se présentent sans recopier le catalogue du fournisseur
Si vous reprenez les textes de votre fabricant de fenêtres, le même paragraphe se retrouve sur les sites de tous les poseurs de la marque : il n’apprend rien sur vous, ni au client ni à Google. Les photos du catalogue sont protégées par le droit d’auteur ; ne les publiez qu’avec un accord écrit du fournisseur qui précise l’usage sur votre site.
La partie menuiseries extérieures répond plutôt, avec vos mots, aux questions posées au premier rendez-vous :
- quel matériau pour une maison ancienne, une façade exposée aux intempéries, une grande baie ;
- ce que demande l’entretien d’une fenêtre bois, et à quel rythme vous conseillez de reprendre la lasure ;
- quand vous proposez une pose en rénovation et quand vous conseillez une dépose totale ;
- les marques et gammes que vous posez, avec un lien vers leur documentation technique pour le coefficient Uw et les certificats.
Pour que des fenêtres ouvrent droit à MaPrimeRénov’, aux CEE ou à l’éco-PTZ, la qualification RGE de l’entreprise est une condition nécessaire, mais pas suffisante ; les règles pour afficher le logo RGE et l’attestation décennale sont réunies sur une page à part.
Cuisines, dressings, bureaux : l’agencement se vend sur plans et sur photos
Un agencement se signe sur un plan ou une vue 3D, avant d’exister. Le site montre donc le dessin validé et l’ouvrage posé côte à côte : le client voit que le résultat ressemble au projet.
L’agencement a trois clientèles, à séparer dès le haut de la page :
- les particuliers : cuisine, dressing, bibliothèque, aménagement sous escalier ou sous combles ;
- les professionnels : bureaux, commerces, cabinets, restaurants, souvent avec une date d’ouverture à tenir ;
- les agenceurs et architectes d’intérieur qui confient la fabrication d’un lot à une menuiserie.
Pour ces deux derniers publics, la page décrit votre capacité : machines, effectif, matériaux travaillés, délai habituel entre la validation des plans et la pose. Des gros plans sur les chants, les assemblages, la quincaillerie ou l’intégration de l’électroménager montrent votre niveau de finition mieux qu’un paragraphe.
Une demande d’agencement arrive avec des cotes, des plans ou des photos de la pièce ; les champs à prévoir sont détaillés avec les questions d’un formulaire de devis pour une menuiserie. La fiche précise aussi qui reprend les finitions autour de l’ouvrage, peinture, bandes ou faïence : vous, ou les métiers de finition qui interviennent après la pose.
Charpente et ossature bois : votre site doit aussi parler aux constructeurs
Un charpentier travaille pour des particuliers (réfection de charpente, extension ou surélévation bois, carport) et pour des professionnels : constructeurs de maisons, maîtres d’œuvre, entreprises générales. Ces derniers ouvrent votre site pour vérifier une capacité avant de vous consulter. La page qui leur est destinée précise :
- le type de charpente réalisé : traditionnelle taillée à l’atelier, fermettes, ossature bois, lamellé-collé ;
- qui établit les plans de charpente : vous, un bureau d’études extérieur ou le maître d’œuvre ;
- vos moyens de levage, vos équipes et votre rayon d’intervention en kilomètres ;
- votre délai habituel de démarrage ;
- les documents fournis sur demande : extrait d’immatriculation, attestation décennale si votre activité y est soumise, attestation de vigilance Urssaf, qualifications détenues.
Sur une maison, votre lot précède celui du couvreur, et le site dit où il s’arrête : liteaunage, écran sous-toiture, zinguerie compris ou non. Une entreprise qui fait charpente et couverture garde un site commun, avec une page par métier ; la partie toiture suit alors la logique du site d’une entreprise de couverture, avec ses urgences après intempéries.