Un couvreur reçoit deux sortes d’appels. Le premier arrive le lendemain d’un coup de vent : l’eau coule au plafond, il faut quelqu’un vite. Le second se prépare des mois à l’avance : une toiture à refaire, un devis important, plusieurs entreprises consultées. Le site internet d’un couvreur, d’un zingueur ou d’un étancheur sert ces deux clients et leur montre que votre entreprise existe vraiment. Les principes communs à tous les métiers sont sur la page consacrée au site internet d’une entreprise du bâtiment.
Une fuite à bâcher et une réfection complète ne se vendent pas sur la même page : le Site 6 pages donne la sienne à chacune, avec le module de demande de devis et la fiche Google, pour 166 € HT par mois, hébergement et maintenance compris, ou 2 900 € HT comptant. Le détail figure dans la grille des packs pour un couvreur.
Votre site actuel peut servir de point de départ : je reprends vos textes et vos photos pour 250 € HT, et la migration SEO, à 390 € HT, ne sert que s’il reçoit déjà des visites depuis Google. Avant de choisir, vous pouvez faire auditer gratuitement le site de votre couverture.
Que cherche un particulier après une fuite de toiture ?
Il cherche quelqu’un qui vient. Il tape sur son téléphone, souvent depuis la pièce où l’eau goutte, des mots simples : « couvreur » et sa commune, « fuite toiture », « tuiles envolées ». Il appelle le premier numéro qui lui semble sérieux et proche.
Trois informations tiennent donc sur le premier écran d’un mobile :
- un numéro cliquable, celui qui répond réellement en cas d’urgence ;
- la zone d’intervention, en kilomètres autour de votre dépôt ;
- les interventions d’urgence assurées : bâchage, mise hors d’eau, remplacement de tuiles ou d’ardoises, recherche de fuite.
Viennent ensuite le délai de passage et la conduite à tenir en attendant. Le site donne vos horaires et vos délais réels : écrire « 24 h/24 » quand vous ne décrochez pas la nuit déçoit le client dès son premier appel. Une courte liste l’aide à patienter : placer un récipient, déplacer les meubles, photographier les dégâts pour son assureur, ne pas monter sur le toit.
Le dégât des eaux venu d’une canalisation pose le même problème de joignabilité : voyez comment s’organise le site d’un autre métier d’urgence, la plomberie.
Après une tempête, votre site internet de couvreur doit vous distinguer des démarcheurs
Après un coup de vent, des entreprises inconnues proposent leurs services au porte-à-porte, par prospectus ou par téléphone. Le propriétaire qui hésite tape le nom de l’entreprise sur Google avant de signer. Votre site doit lui montrer une entreprise identifiable, installée et assurée.
Je place sur chaque site de couvreur des éléments que le client peut vérifier :
- la raison sociale, le nom du dirigeant et le numéro SIRET, sur la page entreprise et dans les mentions légales ;
- l’adresse du dépôt, avec une photo du bâtiment et des véhicules marqués ;
- l’année de création et l’équipe, présentée avec l’accord de chacun ;
- votre assureur et les activités couvertes, recopiés de votre attestation, si vous choisissez de les indiquer ;
- vos qualifications, avec leur intitulé exact, leur date de validité et, pour le RGE, un renvoi vers l’annuaire officiel de France Rénov’.
Un logo Qualibat ou RGE ne s’affiche qu’avec un certificat valide (art. L121-4 du code de la consommation) et l’attestation décennale se joint à vos devis et factures (art. L243-2 du code des assurances) : les règles des logos Qualibat et RGE pour un couvreur sont détaillées à part.
« Intervention immédiate » rappelle le prospectus que le client vient de jeter : j’écris plutôt des faits vérifiables, comme la commune, le matériau posé et le mois du chantier.
Urgence et réfection complète demandent deux parcours séparés
L’urgence se règle au téléphone en quelques minutes ; la réfection se décide en plusieurs semaines, après visite, devis et comparaison. Une page « Nos services » unique oblige chacun à chercher : je construis deux entrées dès l’accueil.
Le parcours urgence tient sur une page courte : interventions assurées, délai réel, zone, numéro en haut et en bas. Le client y lit ce que vous lui remettez pour son assureur, si c’est votre pratique : photos datées des dégâts, rapport d’intervention, devis de réparation.
Le parcours réfection décrit un chantier complet : visite et relevé, contrôle de la charpente, choix du matériau, échafaudage, dépose, écran sous-toiture et liteaunage, couverture, zinguerie, évacuation des déchets, réception. Il donne le délai habituel avant démarrage et les pièces jointes au devis. Quand la charpente doit être reprise, le charpentier intervient : les sites des métiers du bois, menuisier et charpentier suivent une autre logique, celle de l’atelier.
Chaque parcours a son formulaire : nature du dégât et photos pour l’urgence, matériau, surface et pente pour la réfection. Le module de demande de devis, compris dans le Site 6 pages, les adapte ; le détail des champs se trouve avec les questions d’un formulaire de devis pour une toiture.
Faites le calcul avec votre propre marge, pas avec le montant du devis. Si une réfection complète vous laisse 1 500 € de marge, une seule signée grâce au site paie neuf mois de Site 6 pages. Si une réparation après un coup de vent vous laisse 500 €, il suffit d’une intervention par mois venue du site pour couvrir la mensualité de 166 € HT, et il reste 334 €.
Les photos avant/après montrent ce que le client ne voit pas d’en bas
Depuis la rue, une toiture refaite ressemble à une toiture propre. Le client ne voit ni les liteaux remplacés, ni l’écran sous-toiture, ni les solins de la cheminée, ni la noue en zinc. Ce sont pourtant ces travaux qui expliquent l’écart entre deux devis.
Je vous demande, pour chaque chantier, une série prise au téléphone depuis l’échafaudage, sous le même angle à chaque étape :
- l’état avant travaux : tuiles cassées ou glissées, mousse, faîtage descellé ;
- la toiture déposée, charpente visible ;
- l’écran sous-toiture et le liteaunage neufs ;
- les points singuliers : noues, rives, abergements, fenêtres de toit ;
- la couverture terminée vue d’en haut, puis depuis la rue.
Chaque légende donne le mois de la prise de vue, la commune et le matériau. Une série datée montre que le chantier est le vôtre ; une image de banque de photos, vite repérée, fait douter de tout le site. Chez un particulier, je publie avec l’accord écrit du client et des personnes reconnaissables, sans numéro de rue ni plaque visible.
Zinc, ardoise, tuile, bac acier : une page par matériau ou par prestation ?
Une page par matériau se justifie quand le matériau change le client et le chantier :
- le bac acier concerne surtout agriculteurs, entreprises et collectivités : hangars, bâtiments d’activité, remplacement de plaques ;
- le zinc relève du zingueur : joint debout, gouttières, chéneaux, habillages, une page qu’un architecte peut consulter avant d’appeler ;
- l’ardoise, naturelle ou en fibres-ciment, demande une pose au crochet ou au clou que le client du bâti ancien veut voir ;
- l’étanchéité des toitures-terrasses, en membrane bitumineuse ou en EPDM, touche syndics, bailleurs et entreprises : un étancheur lui consacre une page.
Une page par prestation convient mieux quand la tuile fait l’essentiel de vos chantiers : réparation, réfection, zinguerie, fenêtres de toit.
Dans le Site 6 pages, je propose : accueil avec les deux entrées, urgences et réparations, réfection complète avec vos réalisations, entretien et démoussage, votre matériau principal (zinc, ardoise, bac acier ou étanchéité), entreprise et contact. Pour démarrer le site de votre couverture, indiquez-moi les trois prestations qui font votre chiffre d’affaires : la liste des pages en découle.
L’entretien ne se vend ni comme une urgence ni comme une réfection. Le client n’a pas de fuite, il veut l’éviter, et il peut revenir chaque année si la visite est bien faite et bien expliquée. Noyé dans une liste de prestations, ce service passe inaperçu.
La page entretien décrit la visite assez précisément pour que le client la compare à une proposition reçue à sa porte :
- le contrôle de la couverture et des points singuliers, avec un compte rendu photo ;
- le démoussage : méthode (brossage, produit, rinçage ou non) et précautions sur les tuiles anciennes ;
- le nettoyage des gouttières et des chéneaux ;
- le remplacement des éléments cassés, compris ou compté à part ;
- la période de passage conseillée et la formule annuelle, si vous en proposez une.
Cette page parle aussi aux syndics et aux gestionnaires d’immeubles qui cherchent une visite régulière sur plusieurs bâtiments. Présenté à part, le contrat d’entretien peut occuper vos équipes entre deux saisons de chantiers sans se mélanger aux urgences.