Tapez « couvreur » ou « terrassement » suivi du nom d’une commune sur un téléphone : Google affiche souvent une carte et quelques fiches d’entreprises avant le premier site. Pour un artisan ou une entreprise de TP qui se déplace chez le client, la fiche Google Business Profile est fréquemment le premier contact.
Je configure la fiche des entreprises du bâtiment et des travaux publics pour 250 € HT, seule ou avec un site. Voici ce que je règle pour créer ou optimiser une fiche Google Business. Cette configuration complète mon travail de consultant SEO pour le bâtiment, sur le site et son suivi.
Personne ne peut vous promettre la première place dans Maps ; j’explique ailleurs pourquoi la première place change d’une recherche à l’autre.
Pour un artisan, la fiche Google apparaît souvent avant le site
Dans le bloc de carte, chaque fiche montre le nom, l’activité, la note, les avis, les horaires et un bouton d’appel : le client vous joint sans ouvrir votre site. Son usage change selon le chantier :
- en dépannage (fuite, tuiles arrachées par un coup de vent), le particulier appelle une entreprise de la carte qui affiche des avis récents et des horaires clairs ;
- pour des travaux planifiés (extension, réfection de toiture), il compare photos et avis, puis ouvre le site ;
- pour un conducteur de travaux qui a reçu votre offre, la recherche porte sur votre nom, et la fiche s’affiche avec les résultats.
Une fiche à moitié remplie (catégorie approximative, aucune photo, horaires de l’an dernier) donne au client une raison de passer à la suivante.
Une entreprise sans site peut apparaître sur Google grâce à sa fiche
La fiche ne dépend pas d’un site. Elle se crée gratuitement depuis un compte Google et, une fois validée, s’affiche dans Google Maps, dans le bloc de carte et sur les recherches de votre nom. Pour apparaître sur Google sans site internet, créez-la avec le compte Google de l’entreprise, jamais avec l’adresse personnelle d’un salarié, sous le nom exact de vos devis et de vos véhicules.
Sans site, la fiche porte seule toute l’information sur votre entreprise : aucun champ ne doit rester vide. Elle a ses limites sur les gros chantiers : une seule fiche pour tous vos métiers, aucun formulaire qui vous transmet des plans.
La catégorie principale décide des recherches où vous apparaissez
Google demande la catégorie principale qui décrit le mieux votre entreprise, la plus précise de sa liste, puis quelques catégories supplémentaires, pas une par prestation.
Une erreur fréquente consiste à choisir une catégorie large, de type construction ou rénovation, alors que l’essentiel du chiffre d’affaires vient d’un seul métier. Je pars de ce que vous facturez :
- un couvreur qui fait aussi de la zinguerie et de l’isolation de combles garde la couverture en principale, et ajoute le reste en catégories supplémentaires si la liste les propose ;
- une entreprise de terrassement qui pose aussi des réseaux garde le terrassement en principal ;
- un plombier chauffagiste choisit selon la part de chaque métier dans ses factures, pas selon celui qu’il voudrait développer.
Avant de trancher, je relève les catégories des fiches qui sortent sur vos recherches, sans jamais retenir un métier que vous n’exercez pas.
Je déclare la zone d’intervention que vous couvrez vraiment
Selon les consignes de Google, une entreprise qui se déplace chez ses clients masque son adresse et indique la zone qu’elle dessert ; un showroom ou un comptoir ouvert au public, comme celui d’un menuisier ou d’un loueur d’engins, garde son adresse visible. Je déclare les secteurs que vous couvrez vraiment : élargir la zone à toute la région ne vous fait pas apparaître partout, car la distance reste un critère de Google. Les adresses refusées par Google, les suspensions et les autres cas d’entreprise absente de Google Maps sont traités dans un guide à part.
Je remplis pour vous les prestations, les photos et les horaires
Les prestations et la description
J’écris une prestation par travail réellement vendu, avec les mots du client : « recherche de fuite en toiture », « remplacement de gouttières en zinc », « viabilisation de terrain à bâtir », « pose de fenêtres en rénovation ». La description présente vos métiers, votre zone et vos clients. Une qualification Qualibat ou RGE n’y figure que si le certificat est en cours de validité, avec son intitulé exact.
Les photos
Je n’utilise que vos photos : chantiers en cours et terminés, véhicules lettrés, engins, équipe, jamais d’images de banque. Les personnes reconnaissables doivent avoir donné leur accord écrit, et je recadre par prudence les numéros de maison et les plaques d’immatriculation.
Les horaires et le téléphone
Pour une entreprise sur chantier, les horaires affichés sont les heures où quelqu’un décroche. J’ajoute les fermetures exceptionnelles, comme les congés d’été. Pour le téléphone, Google recommande un numéro local plutôt que celui d’un centre d’appels.
Vous me fournissez le nom exact de l’entreprise (celui de votre extrait d’immatriculation), l’adresse du siège ou du dépôt, les communes ou départements couverts, vos prestations même en vrac, des photos de chantier envoyées par lien et vos horaires.
Pour être visible sur Google Maps, partez des trois critères que Google cite pour son classement local : pertinence, distance et proéminence (la notoriété de l’entreprise). Il précise qu’aucune meilleure place ne s’obtient sur demande ou contre paiement.
- La pertinence de la fiche pour la recherche se règle à la configuration : catégorie juste, prestations décrites, description précise.
- La distance entre l’entreprise et le lieu de la recherche ne se règle pas. Ajouter « couvreur » et un nom de ville au nom de l’entreprise, ou déclarer une adresse prêtée dans la commune voisine, va contre les consignes de Google, qui excluent du nom les informations de lieu et de service. La fiche s’expose alors à une suspension.
- La proéminence se construit dans la durée : le nombre d’avis et la note, que Google cite parmi les éléments pris en compte, les mentions de votre entreprise ailleurs sur le web, et votre site.
Pour les avis, le bon moment pour demander un avis Google après un chantier se situe à la réception ou à la levée des réserves, et une réponse courte et factuelle permet de répondre à un avis Google négatif sans envenimer un litige. Faire publier de faux avis est une pratique commerciale réputée trompeuse (article L121-4, 28°, du code de la consommation) : je n’en rédige pas et n’en achète pas.
Pourquoi la validation de la fiche reste-t-elle à votre charge ?
Avant de publier une fiche, Google vérifie que l’entreprise existe et que la personne qui la gère y travaille. Google choisit les méthodes proposées selon l’entreprise (téléphone ou SMS, e-mail, vidéo, parfois courrier), et vous ne pouvez pas en imposer une autre.
Je ne peux pas filmer votre dépôt à votre place, et la fiche doit appartenir au compte de votre entreprise :
- vous créez la fiche depuis le compte Google de l’entreprise, pendant que je vous guide au téléphone ;
- vous lancez la validation, et je vous dis quoi montrer si Google demande une vidéo ;
- une fois la fiche validée, vous m’ajoutez comme gestionnaire ;
- je termine la configuration, puis vous gardez mon accès ou vous le retirez.
Selon Google, l’examen d’une validation peut prendre jusqu’à cinq jours ouvrés.
La configuration est facturée 250 € HT, avec ou sans site Rankenza
La prestation, que d’autres vendent sous le nom de « pack référencement local », comprend :
- la création de la fiche avec vous, ou la reprise d’une fiche existante ;
- les catégories, l’adresse et la zone desservie ;
- les prestations et la description, que je rédige ;
- les horaires, le téléphone, vos photos et le lien de demande d’avis à envoyer à vos clients.
Elle ne comprend ni la mise à jour mensuelle, ni les réponses aux avis, que vous écrivez vous-même. Si votre entreprise a déjà un site, le suivi SEO à 129 € HT par mois, sans engagement, tient à jour les prestations, les horaires, la zone et les photos de la fiche.
Si une réparation de toiture décrochée grâce à la fiche vous laisse 400 € de marge, elle rembourse les 250 € HT et il reste 150 €. Si un chantier de terrassement vous laisse 1 500 € de marge, il paie six fois la configuration. Ces marges sont des hypothèses : refaites le calcul avec la marge de vos propres chantiers, pas avec le montant du devis.
La fiche est comprise dans les packs Site 6 pages, à 166 € HT par mois ou 2 900 € HT au comptant, et Site 10 pages ; avec le Site 1 page, elle s’ajoute en option. La grille publique détaille la configuration de fiche Google à 250 € HT et le contenu de chaque pack de site.
Votre entreprise a déjà un site ? L’audit gratuit de votre visibilité locale examine votre site, votre fiche Google et trois concurrents, et vous est remis par écrit sous une semaine. Pour la fiche seule, vous pouvez confier la configuration de votre fiche dès maintenant.