Pour la création du site internet d’un maçon, je pars des ouvrages que vous réalisez le plus et de ceux qui vous les commandent : une extension pour un particulier, un lot gros œuvre pour un constructeur de maisons, la restauration d’une maison en pierre. Les règles communes à tous les métiers du bâtiment (zone d’intervention, page de contact, recrutement) sont sur la page consacrée aux sites internet d’entreprises du BTP.
Pour la maçonnerie, je propose le Site 6 pages, avec module de devis et fiche Google : 166 € HT par mois, hébergement et maintenance compris, ou 2 900 € HT comptant. Le détail figure dans les tarifs pour une entreprise de maçonnerie.
Vous avez déjà un site ? La reprise de vos contenus coûte 250 € HT, et la migration SEO (390 € HT) ne sert que si votre site reçoit déjà des visites depuis Google ; pour savoir quoi garder, faites auditer gratuitement le site de votre maçonnerie.
Extension pour un particulier, gros œuvre pour un constructeur : votre site de maçon les sépare dès l’accueil
Les particuliers appellent ou écrivent pour un projet précis : agrandir la maison, couler une dalle de garage, ouvrir un mur porteur. Ils veulent savoir si vous faites cet ouvrage, si vous venez jusque chez eux et dans quel délai vous pouvez commencer.
Côté professionnel, un conducteur de travaux ou un constructeur de maisons reçoit votre nom et ouvre votre site pour vérifier vos références avant de vous consulter. Une page qui parle de « la maison de vos rêves » ne lui apprend rien sur vos équipes.
Voici la répartition des 6 pages que je propose à une entreprise de maçonnerie :
- l’accueil, avec deux entrées visibles dès le haut de page : « Vous avez un projet chez vous » et « Vous cherchez une entreprise de gros œuvre » ;
- extensions et agrandissements ;
- rénovation du bâti ancien ;
- maisons neuves et sous-traitance pour constructeurs et entreprises générales ;
- réalisations classées par ouvrage ;
- contact et demande de devis, avec la zone d’intervention en kilomètres autour de votre dépôt et en liste de communes.
Un maçon qui travaille surtout pour des constructeurs remplacera la page extensions par une page sur ses équipes et son matériel. Pour démarrer le site de votre maçonnerie, dites-moi quels ouvrages vous réalisez le plus et pour qui.
Pour une extension, raisonnez sur l’année ; pour une dalle de garage, sur le mois. Si une extension vous laisse 1 500 € de marge, une seule signée grâce au site couvre neuf mensualités du Site 6 pages. Si une dalle vous laisse 500 €, le seuil est d’un chantier par mois venu du site : il paie les 166 € HT et il vous reste 334 €. Ces marges sont des hypothèses : reprenez celles de vos chantiers de l’an dernier.
Extensions et maisons neuves ne se montrent pas dans la même galerie de réalisations
Une galerie unique où se mêlent dalles, murets et pavillons ne sert personne : le particulier veut voir des extensions, le constructeur des maisons dont vous avez fait le gros œuvre. Je classe donc les réalisations par ouvrage :
- Extensions : surface créée, raccordement à l’existant, ouverture dans le mur de la maison.
- Dalles et planchers : dalle sur terre-plein, plancher poutrelles-hourdis, dalle de garage.
- Murs de soutènement et de clôture : hauteur, nature du terrain, drainage.
- Maisons neuves : des fondations aux arases.
- Bâti ancien : rejointoiement, enduits, reprises de linteaux et de fondations.
Chaque réalisation devient une fiche de quelques lignes : l’ouvrage, le secteur (la commune, jamais l’adresse), les dimensions, la durée, la contrainte principale (terrain en pente, accès étroit, mitoyenneté). Ce texte montre que le chantier est le vôtre et dit à Google ce que vous construisez. Je ne publie que vos chantiers réels : une catégorie vide reste masquée.
Quelles photos montrer quand un mur fini cache tout le travail ?
Une fois l’enduit posé, rien ne distingue un mur bien fondé d’un mur monté à la hâte : la qualité est enterrée ou noyée dans le béton (fouilles, semelles, aciers, chaînages). Ce sont ces étapes qui rassurent un client méfiant et qu’un conducteur de travaux sait lire.
Je vous demande donc une série par chantier, prise au téléphone, toujours sous le même angle :
- l’implantation et les fouilles ouvertes ;
- le ferraillage des semelles avant coulage ;
- l’élévation des murs, avec les chaînages ;
- le plancher ou la dalle avant coulage, treillis en place ;
- l’ouvrage terminé, depuis le point de vue de la première photo.
Vous ou votre chef d’équipe prenez les photos ; je les trie, je les recadre et j’écris les légendes avec le détail technique que vous m’indiquez (épaisseur de dalle, hauteur du mur, type de bloc).
Chez un particulier, je ne publie qu’avec l’accord écrit du client et des personnes reconnaissables, sans numéro de rue ni plaque d’immatriculation visible.
Sous-traitance gros œuvre : le constructeur vérifie vos équipes, votre rayon et vos papiers
Un constructeur de maisons individuelles, un promoteur ou une entreprise générale qui cherche un maçon pour un lot gros œuvre veut savoir combien de chantiers vous menez en parallèle, sur quel rayon et avec quels papiers. La page sous-traitance y répond :
- les ouvrages traités : maisons individuelles, petits collectifs, bâtiments d’activité ;
- le périmètre de votre lot : fondations, élévation, planchers, enduits, et ce que vous ne faites pas ;
- vos moyens : nombre d’équipes, matériel en propre (banches, mini-pelle, échafaudages) ;
- votre rayon d’intervention et votre délai habituel de démarrage ;
- les documents disponibles sur demande : extrait d’immatriculation, attestations d’assurance et de vigilance, qualifications détenues.
Sur une maison, votre lot se place entre celui du terrassier et celui du couvreur : la page dit où il commence et où il s’arrête (fouilles comprises ou non, réseaux sous dallage, arases). La même question de périmètre se pose aux terrassiers et entreprises de VRD et aux couvreurs qui interviennent après le gros œuvre, qui la traitent de leur côté.
Pour un contrat d’au moins 5 000 € HT, le donneur d’ordre doit vous demander votre attestation de vigilance URSSAF à la signature, puis tous les six mois. Si votre activité est soumise à l’assurance décennale, l’attestation doit être jointe à vos devis et factures (art. L243-2 du code des assurances), mais aucun texte ne l’impose en ligne ; le guide décennale, Qualibat et RGE sur votre site explique comment en parler sans erreur.
Le formulaire de la page sous-traitance demande le lot, la date de démarrage et un lien vers les plans ; le détail des champs est sur la page des questions à poser dans un formulaire de devis BTP.
Avant une extension, le client veut comprendre les démarches d’urbanisme
Un particulier qui envisage une extension appelle parfois le maçon avant l’architecte ou la mairie. Ses premières questions ne portent pas sur le béton : déclaration préalable ou permis de construire, délai de réponse, plans à fournir.
Une page « Votre extension, étape par étape » y répond avant le rendez-vous, selon votre façon de travailler :
- la visite : accès, nature du sol, raccordement à la maison, mitoyenneté ;
- le dossier d’urbanisme : préparé par vous, ou par le dessinateur ou l’architecte avec qui vous travaillez ;
- l’attente de l’autorisation, pendant laquelle vous établissez le devis poste par poste ;
- le chantier : fondations, élévation, plancher, raccordement, avec vos durées habituelles ;
- la fin du gros œuvre et le passage aux autres corps de métier.
Les seuils de surface et les pièces à fournir dépendent du projet et de la commune : je ne les recopie pas de mémoire. La page renvoie vers la fiche officielle de Service-public et vers le service urbanisme de la mairie, et vous relisez chaque chiffre avant la mise en ligne.
Le bâti ancien se vend en montrant la pierre, la chaux et les reprises en sous-œuvre
Une partie des propriétaires de maisons anciennes arrive déjà informée : ils ont lu qu’un enduit ciment sur un mur en pierre pose problème et cherchent une entreprise qui travaille à la chaux. Une ligne « rénovation » perdue dans une liste de prestations ne les convainc pas.
La page bâti ancien montre ce savoir-faire en détail :
- les matériaux employés : types de pierre, briques anciennes, chaux, sables ;
- les interventions : rejointoiement, enduits à la chaux, reprise de linteaux, ouvertures dans un mur en pierre ;
- les reprises en sous-œuvre, photographiées passe par passe, car elles disparaissent une fois les terres remises en place ;
- des photos avant et après, et des gros plans de joints.
Je vous demande au téléphone comment vous préparez un mortier de chaux ou menez une reprise en sous-œuvre, puis j’écris la page avec vos mots et vous la relisez. Une qualification liée au patrimoine, si vous en détenez une, s’affiche avec son intitulé exact et sa date de validité.